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La SSR affaiblie
- par ben
le 22/06/2010 @ 15:35 Décision du Conseil fédéral sur la redevance radio-TV Communiqué du SSM 18.6.2010
Tout en reconnaissant que la SSR a besoin de ressources financières supplémentaires pour remplir son mandat de prestations, le Conseil fédéral a décidé de ne pas augmenter la redevance de réception pour la radio et la télévision et ne compense donc même pas le renchérissement de 2,5% depuis la dernière adaptation de la redevance. Le SSM considère que cette décision est absurde car elle signifie de facto que la SSR doit continuer de fournir les mêmes prestations avec moins d’argent.
Le Conseil fédéral ne veut pas mettre à contribution les consommateurs mais il n’hésite pas faire payer au personnel de la SSR, via des mesures d’économie, un besoin financier qu’il juge lui-même justifié. Cela est, d’autant plus injuste qu’une augmentation mesurée de la redevance n’aurait représenté qu’à peine 10 francs par année par ménage et entreprise s’acquittant de la redevance. Le Conseil fédéral estime que la hausse du nombre de ménages et entreprises qui paient la redevance rapportera environ 16 Million de francs par année supplémentaires, ce qui est de la pure spéculation.
Le SSM considère par ailleurs que l’assouplissement des dispositions en matière de publicité provoquera une commercialisation encore plus poussée des programmes, et constitue donc un mauvais choix pour un diffuseur de service public. Cette décision accroîtra la concurrence sur le marché publicitaire entre la SSR, les diffuseurs privés radio-TV et les éditeurs, ce qui n’est pas souhaitable du point de vue de la politique des médias et rend un mauvais service à tous les acteurs déjà très à l’étroit au sein du paysage suisse des médias.
Le SSM est profondément déçu et déplore cette décision du Conseil fédéral. A l’évidence, le Conseil fédéral a été influencé par la campagne que les adversaires de la SSR mènent contre les prétendues dépenses inutiles de la SSR. Il a ainsi pris une décision qui, au lieu de défendre sans ambiguïté le principe d’un mandat de service public large pour la SSR, affaiblit le service public de radio-télévision.
La SSR doit par ailleurs faire face à une forte concurrence de programmes étrangers, et a donc besoin de moyens financiers importants qui lui sont niés par le Conseil fédéral.
Pour ce qui concerne le personnel, le SSM assumera de manière responsable son rôle de partenaire social et se battra pour empêcher les suppressions de poste, une détérioration supplémentaire des conditions de travail, et pour faire respecter la Convention collective de travail déjà systématiquement violée par la SSR, en raison notamment de l’insuffisance de ses moyens financiers. Afin d’éviter des mesures d’assainissement ou de démantèlement décrétées dans la précipitation, le SSM invite la SSR à analyser une nouvelle fois la situation financière avec le nouveau directeur général et à étudier de nouvelles solutions.
Assemblée des délégué-e-s du SSM, Zurich, le 18 juin 2010
Redevance Radio-TV
- par ben
le 28/04/2010 @ 15:02 Cliquez ici pour prendre connaissance du courrier que les sections romandes du SSM ont adressé aux représentants politiques nationaux et régionaux des cantons romands, afin de les inviter à défendre, vis-à-vis du Conseiller fédéral Moritz Leuenberger, une adaptation raisonnable de la redevance radio TV. Autres infos
Pas de CCT sans barème salarial
- par ben
le 14/04/2010 @ 11:38 Comité national du 8 avril Le SSM doit stopper le démantèlement des barèmes salariaux
Prétextant la nécessité d’harmoniser les courbes salariales des unités d’entreprises fusionnées et d’adapter ces courbes aux « valeurs régionales du marché du travail », la SSR est en train de mettre en œuvre, sans l’accord du SSM, une politique de baisse des salaires de référence. Le comité national du SSM constate qu’en agissant ainsi, non seulement l’employeur ne respecte pas ses engagements, mais il remet en question le fondement principal du contrat collectif de travail : le salaire minimum. Par conséquent, le comité national a décidé de tout mettre en œuvre pour ramener la SSR à une position respectueuse du partenariat social, c’est-à-dire l’amener à négocier les barèmes salariaux, ce qui est d’ailleurs l’usage dans les autres conventions collectives de Suisse. Pour y parvenir, le SSM a d’ores et déjà planifié plusieurs procédures d’arbitrage et entend mobiliser le personnel autour de cette question essentielle.
Le 1er avril 2010, les délégations du SSM et de la direction générale de la SSR se sont rencontrées pour examiner les multiples problèmes d’application non résolus de la CCT. Il s’agit notamment : - des articles sur le temps de travail et du décompte de fin d’année - du modèle de compensation des pertes sur indemnités - du remboursement des frais de déplacement en cas de travail de nuit
Le SSM a proposé une solution globale avantageuse pour la SSR, à la condition qu’elle respecte son engagement pris en 2007 de ne pas modifier unilatéralement les barèmes salariaux en vigueur. La SSR devra donc restaurer la courbe salariale de la Radiotélévision Suisse de Langue Italienne (RSI) qu’elle a abaissée de 10% sans l’accord du syndicat.
Résister à l’éclatement de la SSR La mise en œuvre du projet Convergence et Efficience (CO-EFF) prévoit des développements différents suivant les régions. En suisse alémanique, il est prévu de transférer du personnel SSR au centre de production TV basé à Zürich (TPC). Le SSM doit s’opposer à cette migration de personnel vers une filiale privatisée de la SSR car elle présente un risque évident de démantèlement du contrat collectif de travail.
Référendum contre la révision de l'assurance chômage A eux les bonus, à nous les malus ? Pas question ! La révision prévoit une forte détérioration des prestations (particulièrement pour les jeunes et les plus de 55 ans) et la déqualification des jeunes chômeurs via l’obligation d’accepter n’importe quel travail. Elle aurait pour conséquence de pousser les chômeurs dans le filet de l’aide sociale cantonale. Le SSM invite le personnel de la SSR à signer ce référendum http://www.sgb.ch/f-kampagnen.php
Genève et Lausanne, avril 2010 http://www.ssm-site.ch/fr/prestations.html
la pression monte
- par ben
le 03/03/2010 @ 12:26 La pression monte Le SSM constate que la manière dont la direction RTS traite son personnel, cadres et employés confondus, est problématique, voire inacceptable dans certains cas. Ce problème existe autant à la télévision qu’à la radio. Par ailleurs, au moment du processus UNO, Gilles Marchand avait donné des gages concernant le respect de la spécificité et de l’équilibre entre les médias radio et télévision. Ces assurances ont été déclinées dans les descriptions de fonction des cadres nommés au CD RTS, qui doivent « contribuer activement à la mise en place d’une nouvelle culture d’entreprise, notamment en s’entourant d’adjoints issus de l’autre média et en veillant à l’équilibre radio/tv de l’encadrement du département. ». « Installer progressivement une nouvelle culture d’entreprise commune au sein de ce nouveau département, veiller à l’équilibre radio/télévision aussi bien dans l’encadrement que dans les arbitrages internes et budgétaires. » Qu’en est-il dans les faits ? A ce jour, la grande majorité des postes clés de la nouvelle entreprise RTS ont été attribués à des anciens cadres de la TSR : sur 26 postes, seuls 6 ont été attribués à des personnes issues de la RSR. Cette prééminence de l’encadrement TSR a pour conséquence une détérioration du climat social à Lausanne. Les craintes que le SSM avait manifestées l'automne dernier concernant la pluralité de l’encadrement de la nouvelle entreprise se confirment. Si elle ne rectifie pas le tir lors des prochaines nominations, la Direction RTS fera la preuve qu’elle n’a jamais pris au sérieux ses engagements. Les conséquences se feront sentir sur l’ensemble de l’entreprise. Si la Direction RTS n’impose pas une ligne de conduite, l’encadrement issu de la télévision négligera inévitablement les modes de fonctionnement de la radio, pour privilégier les modes de fonctionnement qu’il connaît déjà et maîtrise. Ce scénario mettrait en péril le média radio et serait catastrophique pour le climat social dans l’entreprise. Avant d’orchestrer une mobilisation du personnel, le SSM tentera de sensibiliser la nouvelle direction RTS aux dégâts que ce laisser-aller est en train d’infliger à l’entreprise. SSM romand, 3 mars 2010
SSR, pas de plan social
- par ben
le 26/02/2010 @ 08:31 Genève et Lausanne, le 25 février 2010 Mesure d'épargne à la SSR, le SSM proteste Le SSM proteste contre la suppression de 100 postes à la SSR. Il rappelle que le personnel subit depuis de nombreuses années des mesures de rationalisation dont les conséquences sont une augmentation considérable du stress et le non respect des dispositions de la loi sur le travail. Le syndicat n’est pas parvenu à négocier un plan social avec la SSR, car le dispositif que celle-ci considère comme un plan social n’est pas acceptable. Plus de 2000 employé-e-s ont d’ailleurs protesté contre ce prétendu plan social à travers une pétition, qui n’a pas été prise en compte par les instances dirigeantes de la SSR. L’indignation du SSM est renforcée par le constat que les principaux dirigeants de la SSR, qui étaient déjà en place au moment où les finances de l’entreprise ont commencé à se dégrader, partiront prochainement à la retraite et ne seront donc pas chargés de faire appliquer les mesures qu’ils décident aujourd’hui. Pour le syndicat, il ne fait aucun doute qu’un service public de qualité couvrant quatre régions linguistiques nécessite un financement adapté à l’évolution des coûts. En outre, la télévision, qui dépend partiellement de recettes publicitaires, doit être à même de résister financièrement à la concurrence des grands groupes étrangers.
SSM romand, groupes de Genève et Lausanne
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